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Tome second.
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280 HISTOIRE DE NAPOLEON . — 1813.

tentions de l’Autriche : elle demandait la moitié de l’Italie , l’Illyric,le retour du pape à Rome, la Pologne saxonne ; l’abandon de la Hol-lande , celui de l’Espagne , la renonciation au protectorat de la confé-dération du Rhin et à la médiation helvétique : C’est le partage de l’em-pire français que vous voulez, dit Napoléon . Impatient alors de tous sesgriefs contre la maison d’Autriche , depuis la négociation du prince deSchwartzemberg à Minsk , il les récapitula avec chaleur ; puis, arrivantaux engagements secrets conclus par cette puissance avec l’Angleterre,la Russie et la Prusse , hors d’état de conserver cette réserve que leursupériorité impose aux souverains : Dites-moi, Mettemich, combien l’An-gleterre vous a-t-elle promis pour me faire ta guerre? Le silence de M. deMettemich prouva à Napoléon que cette apostrophe lui portait un coupmortel. Cependant elle ne termina point la conférence , et en congé-diant le ministre autrichien : La cession de l’Iligne, lui dit-il, n’est pasmon dernier mot. Ce fut sous ces auspices que les deux ministres signè-rent, le 30 juin, la convention relative à la médiation autrichienne.M. de Mettemich repartit pour Gittschin , avec la satisfaction d’avoirservi l’intérêt de sa cour, et avec le ressentiment de son injure. Laconvention signée ne ressemblait guère à celle que Napoléon avaitproposée dans le but d’une paix générale ; il y avait compris l'Angle-terre , les États-Unis, le roi d’Espagne, la régence de Cadix et toutesles autres puissances des deux masses belligérantes. C’était la paix dumonde sur les bases déjà publiées dans le Moniteur du 21 mai, qu’ilvoulait soumettre à la médiation de l’Autriche . Jamais, sans doute ,arbitrage plus honorable n’avait été confié à aucune couronne ; toute-fois le cabinet autrichien s’obstina à retrancher de cette propositiontout ce qu’elle contenait de généreux : il n’y restait que ce dont il avaitbesoin pour assurer le succès de ses projets hostiles contre la France .Aux termes de la convention du 30 juin, les plénipotentiaires devaientse réunir à Prague , le 5 juillet : en conséquence, l’armistice serait pro-rogé jusqu’au 10 août, et le cabinet de Vienne s’était réservé de faireagréer cet engagement par la Russie et la Prusse . Il ne se hâta pointde remplir sa promesse, et ce fut le 12 juillet seulement que M. deMettemich informa le duc de Bassano de l’assentiment des cours dePétershourg et de Berlin ; mais l’acte résultant de cet assentiment nefut signé que le 26 juillet, à Neumark, parles commissaires français et alliés. Ainsi Napoléon , même sous la garantie de la médiation de