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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813 . 281

l'Autriche , venait d'éprouver de la part des alliés une opposition devingt-six jours pour l’exécution de l’article le plus important du traité.

A Prague , le même système avait accueilli la négociation française.M. de Narbonne, nommé plénipotentiaire avec le duc de Yicence, l’yavait précédé et n’avait pu voir les plénipotentiaires des alliés. M. deYicence y arriva le 26 juillet. M. de Humboldt était le représentant dela Prusse, etM. d’Anstett, né Français , et par cela seul incapable, auxtermes de l’article 20 du décret du 26 août 1811, de servir comme pléni-potentiaire dans un traité où devaient être débattus les intérêts de la France ,se trouvait le négociateur de la Russie . Toutes ces circonstances, uniesau choix de M. d’Anstett, qui avait quelque chose d’inconvenant etd’hostile , ne pouvaient que beaucoup déplaire à Napoléon ; mais il dutregretter bien plus vivement encore de s’être engagé dans la carrière desnégociations avec des puissances malveillantes et sans foi, quand ilapprit que, non contente de s’être liée par des engagements, àReichembach, envers l’Angleterre et les alliés, l’Autriche , le 9 juillet,en avait encore contracté d’autres à Trachemberg, quartier général del’empereur Alexandre : l’Angleterre y avait fait la loi à l’Autriche enl’effrayant de son oligarchie, comme elle avait décidé Alexandre enl’effrayant de ses boyards, et Frédéric-Guillaume de son peuple. Lessubsides achevèrent ce que les menaces avaient commencé. Napoléon fut instruit de ce nouveau pacte qui enchaînait tout à coup au sermentde sa destruction la Prusse, la Suède, la Russie , et l’Autriche enfin,dix jours après qu’il l’avait reconnue médiatrice. Il sentit alors, plusque jamais, qu’il devait aussi se préparer à la guerre, sous le voiled’un congrès, et que, ne pouvant augmenter son armée, il lui fallaitchercher plutôt dans son génie militaire que dans sa politique ou dansl’effectif de ses troupes, les moyens de lutter contre les deux cent millehommes de l’Autriche, les réserves russes et prussiennes , et l’arméesuédoise, qui allaient doubler les forces dont il venait de triompher.F.n considérant la défection de Rernadotte, en se rappelant la conduitedu roi de Naples pendant la retraite de Russie, peut-être Napoléon aurait-il dû se défier de ce prince, qui, quoique sous le poids d’unaccord secret avec l’Autriche , offrait alors son épée à son heau-frère.Napoléon , qui le savait si brave, ne le croyait peut-être en ce momentpas moins fidèle, et le vit avec plaisir arriver pour prendre, commeFrançais , sa part de péril et de gloire dans nos derniers combats.