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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 4813.

Sébastien, Bilbao , Pampelune , et avec le corps du général Foy. C’étaitsur les hauteurs inexpugnables de Salinas et de Mont-Dragon que l’onpourrait arrêter Wellington ; et par les mouvements simultanés de laretraite du maréchal Suchet, qui venait de sauver Tarragone et de forcerlord Murray à se rembarquer après un combat, la barrière des Pyré-nées serait nécessairement fermée à l’invasion étrangère. Le conseil serangea à l’avis du maréchal Jourdan ; au contraire, Joseph , saisi mal àpropos d’un rêve de gloire , voulut combattre , et l’ordre de la bataillefut donné pour le lendemain, 21 juin, par ordonnance royale. la bra-voure française soutint jusqu’au dernier moment sa haute renommée ;nos soldats ne cédèrent qu’à l’immense supériorité du nombre desennemis : le combat de Vittoria fut glorieux pour nos armes, et la pertepresque égale des deux côtés. Mais l’imprévoyance et l’inhabileté duchef, qui ne savait ni commander ni abdiquer le commandement,l’absence de toute précaution pour assurer la retraite, l’amoncellementdes immenses bagages de cette royauté fugitive, changèrent un revers,facile à réparer peut-être, en un désastre qui nous enlevait l’Espagne sans retour. Cent cinquante pièces de canon, quatre cents caissons, toutle matériel de l’armée, ainsi que tous les bagages des courtisans et desofficiers, furent la proie de l’ennemi. L’armée éparse se précipita con-fusément sur la route de Tolosa, où l’illustre général Foy arrêta lesvainqueurs, à la tête de seize mille hommes. A la nouvelle de ce fatalévénement, qui plaçait tout à coup la France entre deux invasions etqui allait donner à la coalition un crédit tout-puissant sur le médiateuret les confédérés du Rhin, Napoléon ordonne au maréchal Soult devoler défendre les barrières méridionales de la patrie : « Je vous ainommé, disait l’ordre dicté par l’Empereur, mon lieutenant généralcommandant mes armées en Espagne et sur les Pyrénées .... Vous pren-drez toutes les mesures pour rétablir mes affaires en Espagne , et pourconserver Pampelune, Saint-Sébastien et Pancorbo , et toutes celles queles circonstances demanderont.... >> Le 12 juillet, le maréchal était àBayonne ; il organisa l’armée et la divisa en trois corps : le généralReille eut la droite, le général Drouet d’Erlon le centre, le généralClauzel l’aile gauche; cette armée s’élevait à soixante mille hommes.L’armée anglaise était stationnée àlrun; elle occupait la basse Navarre ,où elle couvrait les sièges de Pampelune et de Saint-Sébastien ; mais,lorsqu’il apprit l’arrivée du duc de Dalmatie , dont il connaissait