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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1813.l’habileté, Wellington reprit son système de circonspection accou-tumée.

Eu Italie , la présence du vice-roi, qui forme trois corps d’armée surl’Adige; le dévouement des Italiens , profondément convaincus que leurdestinée repose tout entière sur le succès de Napoléon , inspirent de lasécurité. A Munich , un roi loyal et fidèle va porter son armée à qua-rante mille hommes. Une confiance intime règne entre Napoléon et leroi de Wurtemberg, qui découvre à son grand allié les intrigues et lestrames de l’Autriche. Ces révélations et les nouvelles de Prague aver-tissent l’Empereur de peu compter sur les négociations, et de se pré-parer à la guerre. Ainsi donc, bientôt s’ouvrira une seconde campagne.En attendant l’organisation et la disposition définitive de ses corpsd’armée, le vice-roi, plus éloigné, reçoit l’ordre de se tenir prêt. Sadirection est la route de Tienne; il sera secondé par l’armée bavaroise,le 9 e corps du duc de Castiglione et la cavalerie du général Milhaud.En Espagne, le maréchal Suchet doit hâter sa retraite vers les Pyré-nées, et laisser quelques garnisons sur la route de Barcelone . Quantau maréchal Soult, il est chargé de commencer de vigoureuses opéra-tions pour arrêter Wellington. Elles seront appuyées par trente millehommes, que l’Empereur a demandés aux départements du Midi. Lesgarnisons assiégées reçoivent l’avis de la reprise des hostilités ; on leurfait espérer des secours. Napoléon visite en cinq jours les places del’Elbe, ensuite il va reconnaître dans la basse Lusace les positions im-portantes de Luckau et de Luhen. A peine revenu à Dresde , instruitdu départ de l’Impératrice, qu’il a appelée à Mayence , le 25 il s’estmis en route pour cette ville. Le 3 août, il doit être de retour à Dresde ,afin d’y suivre de plus près la négociation de Prague et de donner plustôt ses derniers ordres pour une campagne, que sa pénétration et lajoie de ses ennemis, à la nouvelle du désastre de ’Vittoria, lui font re-garder comme inévitable.

L’on a avancé, et je crois avec raison, que si, au lieu de porter sesarmes au sein de l’Allemagne, Napoléon avait attendu l’ennemi sur lesbarrières du Rhin , il eût conservé, sous la protection d’une guerretoute nationale, l’intégrité de l’empire dans les limites que lui avaittracées, si j’ose dire, la politique naturelle : fort de ses trois victoires,ne pouvait-il pas également profiter de l’armistice pour reployer surle Rhin et l’armée qui venait de les remporter, et les trente mille