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Tome second.
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CHAPITRE II.

1813.

Congrès de Prague. — Déclaration de guerre de l’Autriche à la France .

La coiivention du 30 juin avait prolongé l’armistice au 10 août, etfixé la réunion des plénipotentiaires au 5 juillet. Le 3, M. de Metter-nich proposa qu’elle n’eût lieu que le 8, et le 8 il la fit ajourner au 12.Ainsi, sur les trente-cinq jours convenus, le ministre du médiateur enavait arbitrairement retranché sept. Le 9, M. de Narbonne était allé semettre à la disposition de l’empereur d’Autriche , établi au château deBrandeitz; on lui avait répondu qu’il était bien placé à Prague . Évincécomme ambassadeur par M. de Metternich, il se présenta comme pléni-potentiaire ; mais, jusqu’au 29, il ne put parvenir à voir ceux des alliés :vingt-quatre jours avaient été perdus; il n’en restait plus que douzepour traiter de la paix du monde. Telle fut la première époque du pré-tendu congrès de Prague qui, ouvert sous les auspices de M. de Sta-dion et sous la direction de M. de Metternich , s’annonça dès le prin-cipe comme une chambre ardente où Napoléon allait être condamnésans appel. La seconde époque de cette détestable machination, couverted’un nom sacré, commença le 29 juillet par l’intervention officielle dumédiateur. Les plénipotentiaires français demandèrent que les pouvoirsfussent échangés en commun. Désespérant alors d’empêcher, commeil le souhaitait, l’ouverture du congrès, M. de Metternich repoussa laforme convenue des conférences, et proposa, suivant une fausse appli-cation de la marche adoptée au congrès de Teschen , où il y avait deuxmédiateurs, le mode des transactions par écrit. Cependant la véritable