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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. 291

jour de la dénonciation, se trouva surpris par Blüeher, et, après cinqjours de résistance, fut forcé d’abandonner Goldberg, Liegnitz , Hay-nau et Buntzlau. Ainsi la campagne s’ouvrit, du côté des alliés, parune violation des droits de la guerre. Des commissaires de l’armistice,le baron de Krusemarck et le comte de Schouwaloff, manifestèrenthautement leur indignation.

Les ennemis ont cinq cent mille hommes sous le drapeau, divisésen trois armées : celle de Bohème, dite la grande armée, sous le princeSchwartzemberg ; l’armée de Silésie , sous le maréchal Blüeher, etl’armée du Nord, sous le prince royal de Suède. Napoléon a trois centmille hommes, y compris la garde, formant onze corps d’armée, quiobéissent à Vandamme, Victor, Bertrand, Ney, Lauriston, Marmont,Reynier, Poniatowski, Macdonald, Oudinot, Saiut-Cyr. La cavalerie,sous les ordres du roi de Naples, est commandée par Latour-Maubourg,Sébastiani, Arrighi, Kellermanu; Mortier conduit l’infanterie de lagarde, Nansouty la cavalerie. Hors de ligne, Davoust compte vingtmille hommes sous Hambourg, Augereau vingt-quatre mille en Ba-vière; le prince Eugène organise en Italie trois corps d’armée qui se-ront portés à cinquante mille hommes. Les alliés ont aussi hors de ligneprès de cent mille hommes, dont une partie compose le corps de l’Elbe inférieur sous le général AValmodcn, et l’autre est en marche de laPologne avec le général Beningsen. L’Autriche a une forte armée sousle général Hiller, en Italie ; elle a mis activement dans la balance centtrente mille combattants. Si elle était restée neutre, la coalition n’au-rait eu que soixante à soixante-dix mille hommes de plus que la France ,et Napoléon à la tête de ses braves eût égalisé au moins cette différence.

L’Empereur, parti de Dresde le 15 août, avance avec sa garde surBautzen. Le 18, à Gorlitz, il est rejoint par le duc de Vicence , à quiM. de Metternich a renouvelé Y ultimatum de la guerre au nom deFrançois et d’Alexandre. Le dessein de Napoléon est de menacer lescommunications entre l’armée de Blüeher, celle de Bardai et celle deSchwartzemberg. Le 19, Napoléon touche à Zittau , occupé par le corpsde Poniatowski, et entre avec lui à Gabel. Il espère pouvoir couper lereste de la Bohème aux colonnes de Bardai et de AVittgenstein ; mais ilapprend qu’il n’a en face qu’une division autrichienne, commandéepar le négociateur Buhna, et que depuis deux jours Bardai et AVitt-genstein sont en ligne avec Schwartzemberg. Toutefois, connaissant la

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