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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLEON . — 1813.zemberg s’est décidé enfin à ne plus attendre le corps de Ivlenau, etcommande l’assaut. Les alliés, formés en six colonnes précédées cha-cune de cinquante bouches à feu, s’avancent sur les ouvrages. En peude moments la canonnade devient terrible. L’artillerie de la redoute dela porte de Freyberg est démontée par celle de l’ennemi ; il emporteégalement la redoute du centre. Nos troupes, qui occupent le parc, sereplient sur les faubourgs. Les alliés débouchent entre Striesen etl’Elbe , et portent le combat jusqu’au pied des palissades. Les boulets,les obus balayent les rues de la ville. Les réserves de Saint-Cyr sontengagées. Napoléon juge le moment de l’offensive arrivé pour lui. Soncentre est couvert par les retranchements de Dresde . Il ordonne d’as-saillir les deux flancs de l’ennemi, il lance tout sur les deux ailes. Lajeune garde a l’honneur de la première attaque. Le maréchal Ney dé-bouche par la porte de Plauen , sur la gauche des alliés; le maréchalMortier sur la droite, par la porte de Pirna . Le roi de Naples, avec lacavalerie de la garde et celle de Latour-Maubourg, repousse l’ennemisur la route de Wilsdruff . Bientôt la victoire, que Schwartzembergcroyait certaine, se change en une défaite sanglante, et les Français ontrepris toutes leurs positions. Cinq généraux de la garde ont été blessés.Nous avons perdu trois mille hommes, l’ennemi six mille, dont deuxmille prisonniers. On consacre la nuit, de part et d’autre , aux dispo-sitions de la grande bataille du lendemain. Napoléon est en état de ladonner. Les corps de Victor et de Marmont, et trois corps de cavaleriecommandés par Kellermann, sont arrivés le soir, et ajoutent quarantemille hommes aux soixante mille qui viennent de sauver Dresde . Aussi,dès la pointe du jour, Napoléon , sûr de ses hautes combinaisons, pré-sente la bataille, et Schwartzemberg l’accepte, plein de confiance dansla supériorité de ses forces. Il a en ligne cent quatre-vingt mille com-battants. La pluie, qui toute la nuit est tombée par torrents, dure tou-jours; elle rendra inutiles les armes tà feu de l’infanterie : la baïonnette,le sabre et le canon décideront cette grande lutte. Cependant l’absencedu corps de Klenau forme un vide dans la ligne ennemie; son ailegauche est sans appui. Cette lacune u’échappe pas à Napoléon . Le roide Naples commande notre aile droite, le maréchal Ney la gauche,l’Empereur le centre. A sept heures la canonnade commence sur tousles fronts. Notre aile droite fait des progrès rapides : le roi de Napleset le maréchal Victor attaquent avec furie le corps de Giulay, le ren-