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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. 295

versent, prennent ou détruisent cinq régiments et l’avant-garde deKlenau ; la division de cavalerie de Metzko avec son général met bas lesarmes, ce qui échappe se perd dans le défdé de Tarrandt. Le centredes alliés est coupé de leur gauche qui éprouve une défaite totale : dixmille prisonniers sont conduits à Dresde . Sur leur droite, le maréchalNey avait affaire aux Russes . Wittgenstein, malgré la plus opiniâtrerésistance , a été rejetté avec une perte considérable jusqu’à Grossdo-britz ; au centre Napoléon faisait soutenir le feu avec une violence égaledepuis le matin. Marmont et Saint-Cyr , adossés aux retranchements,repoussent les charges multipliées des Prussiens et des Autrichiens.Saint-Cyr a repris le grand parc, et a chassé Kleist de Strehlen . Leshauteurs de Rocknitz où se tiennent les souverains alliés sont couvertesde masses énormes , qu’il est impossible d’attaquer autrement qu’avecl’artillerie. C’est celle de la garde qui est chargée de les disperser; etbientôt on peut juger qu’elle y a porté de grands ravages. Un désordreétrange agite tout à coup le groupe des souverains. Un boulet de lagarde a emporté les deux jambes au général Moreau, qui s’entretenaitavec Alexandre. Ainsi furent vengés la France, l’armée et Napoléon .La conspiration de Moreau avait fait proscrire sa vie ; sa mort a faitproscrire jusqu’à sa mémoire. La nuit est venue: Schwartzemberg,voyant que les deux grandes communications sur la Bohème sont occu-pées, l’une à Pirna par Vandamme, l’autre à Freyberg par le roi deNaples , ordonne la retraite en trois colonnes sur Tœplitz. Il laisse sousles murs de Dresde trente mille morts et douze mille prisonniers.

Après cette grande bataille dont le résultat était en Bohème, les tro-phées ne manquèrent point dans la poursuite, comme après les jour-nées de Lutzen et de Wurschen. Plus de deux cents pièces ou caissons,mille fourgons, une foule de traînards furent pris par le maréchal Mar-mont et par le roi de Naples, sur la route de Dippodiswald et sur cellede Freyberg. Les directions sont données. Le roi de Naples doit pous-ser Klenau sur Marienberg; Marmont, Colloredo et Chasteller sur Al-temberg; Saint-Cyr, Kleist et Bardai sur Dohna ; Vandamme, Oster-mann et le prince de Wurtemberg sur Tœplitz; Mortier se porte surPirna; Napoléon le suit. Marmont, Saint-Cyr et Vandamme, dit l’Empe-reur, doivent recueillir la dernière rançon de l’ennemi. En effet, à Tœplitzest entassé tout le matériel qui n’a pu accompagner les alliés devantDresde ; Vandamme a marché avec tant de rapidité et de succès, que