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Tome second.
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302 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1813.

Puthod, abandonnée seule dans les montagnes, à l’extrême droite, asuccombé sous le nombre, malgré une résistance héroïque; et les flotsdu Bober ont enseveli tout ce qui n’a pu se sauver à la nage. L’audaceinopportune de Macdonald coûte à la France cent pièces de canon etvingt-cinq mille hommes, dont quinze mille prisonniers. Son opérationfut d’autant plus blâmable, que l’armée de Silésie ayant pour missionde se borner à isoler entièrement Blüclier de la Bohème, et de le rejeter,si cela se pouvait, sur l’Oder , c’était la droite et non la gauche del’ennemi qu’il fallait assaillir. Mais du moment où Macdonald s’étaittrouvé surpris en flagrant délit, dans sa fausse marche sur Jauer, ilaurait du se replier et défendre son front de bataille avec les rivières, aulieu de les avoir derrière lui. La Katzbach donna son nom à la bataille ;et la bataille, le titre de prince à Blüclier. Bien que ce général eût com-battu ces deux journées avec la supériorité de deux contre un, sa pertefut à peu près égale à celle de l’armée française. Mais celle-ci était irré-parable. Macdonald continua sa retraite sur Gorlitz, et de Gorlitz sur lafameuse position d’Hochkirch .

Il ne pouvait plus être question d’aller soutenir le maréchal Ney :il fallait sauver Macdonald et l’armée de Lusace . Napoléon part deDresde le 3 septembre, avec sa garde , le corps de Marmont et la ca-valerie de Latour-Maubourg , pour arrêter Macdonald dans sa retraiteet ressaisir l’offensive contre Blücher . Celui-ci, à la première rencontrequi eut lieu près de Bautzen , reconnut ci l’attaque du roi de Naples quel’armée de Macdonald venait d’être renforcée. Fidèle à la décision hon-teuse de Prague, loin de s’exposer à compromettre ses succès, Blücher se dirigea sur Gorlitz et sur Lobau . Le 6, dans l’espoir de l’attirer àune bataille, Napoléon fit un mouvement sur Reichembach. Mais Blü-cher , qui le devina, se porta derrière la Neiss et la Queiss. Napoléon jugea alors que ce général n’avait d’autre intention que de le tenir éloi-gné de Dresde , afin de favoriser sur le haut Elbe les entreprises de lagrande armée de Bohème ; il se vit donc réduit à reprendre en touteliàte la route de la capitale de la Saxe , désespéré de n’avoir pu joindreBlücher , et prescrivant de nouveau à Macdonald d’imiter la conduitedes Prussiens , de ne rien hasarder, et de se retirer devant des forcessupérieures. Il était temps de revenir à Dresde . Le 5 septembre, AVitt-genstein avait remplacé Saint-Cyr à Peterswald, et le 7 à Pirna , maisaprès avoir dépassé cette ville , le général russe fut contraint de ré-