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Tome second.
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304 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1813.

Blücher . Le 24 , la tranchée fut ouverte devant ’NVittemberg, qui per-dit ses faubourgs. Le bombardement, commencé le 25 , continua le26 ; la ville était en feu. Bulow ouvrit la seconde parallèle; mais , lemême jour, le maréchal Ney reprit l’offensive, obligea les Suédois àquitter Dessau , et, trop faible pour attaquer leur tète de pont à Ross-lau, il établit son quartier général à Oranienbaum . Cette journée du26 septembre était signalée par un événement bien important : les cin-quante mille hommes que Beningsen amenait à marches forcées de laPologne à travers la Silésie passèrent l’Elbe à Lietmeritz. La présencede Beningsen va faire donner le signal de la destruction de Napoléon sur toute la ligne des coalisés.

Assiégé de toutes parts, Napoléon s’obstinait à garder Dresde commeun immense arsenal, comme la forteresse d’où, suivi de son invinciblegarde, il pourrait encore s’élancer au secours de ses armées, et y por-ter la victoire avec lui : mais les alliés avaient résolu de le forcer danscette position , ou de l’en arracher. En conséquence, les armées deSchwartzemberg et de Beningsen se combinèrent pour agir sur notreflanc droit, et celles de Blücher et de Bernadotte pour agir contrenotre gauche. Afin de résister à un orage si redoutable , Napoléon ap-pela à lui les vingt mille hommes organisés par Augereau à Würtz-bourg , et dès lors la Bavière resta abandonnée à elle-même. Dès larupture de Prague , le roi Maximilien avait loyalement écrit à Napo-léon qu’il espérait pouvoir continuer l’alliance jusqu’à la fin de novem-bre. Mais , le 8 octobre , le traité de Ried fit passer aussi cet ancienami de la France sous le joug de la défection autrichienne. Bientôt ilne reste plus à Napoléon que la fidélité du roi de Saxe . L’Empereurest l’hôte du roi dans sa capitale , le roi sera l’hôte de l’Empereur dansson camp , devenu leur seul asile. En effet, le 4 octobre , toute l’ar-mée de Blücher avait effectué le passage de l’Elbe , à l’exception ducorps du général Thümen , qui continuait le siège de Wittemberg . Deson côté , le prince royal de Suède franchissait le fleuve à Rosslau et àAcken. Le maréchal Ney dut évacuer Dessau et se retirer sur Delitsh ,où, le 5, il fut rejoint par le général Bertrand. Le 6, Bernadotte entrait à Dessau, et Blücher à Duben. Le mouvement était général.Le 5, le prince de Schwartzemberg s’était porté à Marienberg , etBeningsen l’avait remplacé à Toeplitz.

Cependant, avant de partir de Dresde, Napoléon conçoit encore le