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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. 311

nau, où il ordonne au général Bertrand de marcher sur Lutzen et dese rendre maître des défdés de la Saale à Weissenfels . A midi, ce généralavait rempli cette mission salutaire. En revenant, Napoléon visite lesponts de Lindenau , commande qu’on pratique dans les marais voisinsquelques nouveaux passages qui puissent faciliter la traversée de celong défdé, envoie le maréchal Mortier, avec deux divisions de la garde,relever le corps de Bertrand, et à huit heures du matin on le revoit surla hauteur du Thomberg , où est la garde en réserve.

A la même heure s’ébranlent sur trois points différents les trois ar-mées ennemies. La grande armée de Bohème, sous Schwartzemberg,s’avançait sur trois épaisses colonnes : celle de droite, commandée parBeningsen , celle du centre par Bardai de Tolly, celle de gauche parle prince de Hesse-Hombourg ; la première se dirigea sur Holzhausen ,la seconde sur Wachau, la troisième sur Dolitz et Dœsen. Le princeroyal de Suède avait quitté Bretenfeld, manœuvrait pour tourner ladroite du maréchal Ney, et nous aborda par la route de Taucha àLeipsick. Blücher , sur la rive droite de la Partha, se disposait à fran-chir cette rivière. Le prince de Hesse-Hombourg commença l’action :après une attaque vive et opiniâtre, il emporta les villages de Dolitz etDœsen, reçut une blessure, et fut remplacé par le général Bianchi. Lecentre ennemi s’empara aussi de la bergerie de Meysdorf, et de la tuilerieen avant de Wachau. La droite traversa sur trois colonnes le ruisseaude Liebertwolkwitz . A dix heures, les deux armées étaient en présence,et la canonnade s’engagea sur tous les points. Les détachements fran-çais , postés en avant pour arrêter la marche des alliés, étaient rejetéssur le gros de l’armée. Macdonald, menacé d’être pris à revers sur sagauche par Beningsen, déjà maître de Baalsdorf, se retira sur Stœtte-ritz, et s’étendit jusqu’à Probstheyda, qui devint l’angle saillant de laligne de défense. Là aussi se porta l’effort de l’ennemi. A la droite, lemaréchal Poniatowski était vivement pressé à Connewitz. CependantOudinot, avec deux divisions de la garde, repoussait sur Dolitz le géné-ral Bianchi , qui fut secouru à temps par Colloredo . Oudinot dut ra-lentir son mouvement offensif. Poniatowski, ayant en tête des forcestrop supérieures, se replia sur sa première position de Connewitz ; illa conserva toute la journée, malgré l’acharnement des Autrichiens ,qu’il empêcha de déboucher de Lœssnig . Au centre , la grande attaqueeut lieu à deux heures. Probstheyda, où se défendaient le duc de Bel-