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Tome second.
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320 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1813.

avoir forcé la porte de Nuremberg , une blessure le mit hors de com-bat , et il ne put empêcher ses colonnes d’être rejetées de l’autre côtéde la ville. L’attaque qu’il avait dirigée sur le pont de Lainboi, défendupar le général Guilleminot, n’eut pas non plus une heureuse issue ;malgré l’infériorité de ses troupes et celle de son artillerie qui n’étaitque de douze pièces contre trente, ce général garda sa position. Dé-barrassé de toute inquiétude, le quatrième corps évacua Hanau pourprendre la route de Francfort . La division bavaroise, qui se trouvaitdans cette ville , l’abandonna devant Napoléon . Le 31 octobre , toutel’armée y arriva successivement; et, le 2 novembre , Mayence reçutpour la dernière fois dans ses murs l’empereur Napoléon et son armée.

Le général Bertrand resta seul en dehors de la barrière du Rhin , etse fortifia à Hocheim. Le 9, il dut céder cette place à des forces supé-rieures, et se renferma dans la fameuse tête de pont de Cassel.

Ce fut le dernier combat de la campagne. Les armées combinées prirentdes cantonnements sur la rive droite du Rhin ; Blücber s’établit entreCoblentz et le Mein , Schwartzemberg entre le Mein et le Necker, deWrcde sur la rive gauche de ce fleuve ; Beningsen bloquait Magdebourg ;Klenau retenait le maréchal Saint-Cyr dans Dresde ; le 28 octobre,Saint-Priest et ses Busses occupèrent Cassel, capitale du royaume deWestphalie , rayé du nombre des états par les alliés, qui avaient sanc-tionné son érection et traité de puissance à puissance avec Jérôme ; leurstroupes envahirent également le duché de Berg tout entier, ainsi quele Hanovre; Wintzingerode s’étendit dans l’Oldenburg et l'Ost-Frise,tandis que BuIoav marchait pour soulever la Hollande. Les princes coa-lisés, réduits désormais à adopter les principes, à parler le langage, àemployer les moyens de la révolution, siégeaient avec leur état-majormilitaire et politique à Francfort ; et c’est de là que, pour consommerla ruine de Napoléon , ils allaient, presque dans les mêmes termes quela convention nationale de France, prêcher aux peuples de l’Europe l’insurrection, comme le plus sacré des droits et le plus indispensabledes devoirs.