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Tome second.
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CHAPITRE V.

1813 .

Affaires d'Espagne et d'Italie, jusqu’à la lin de 1813. — Napoléon à Paris.— Propositionsde Francfort. — Séances du sénat et du corps législatif.

Avakt et depuis la rupture du congrès de Prague , nos armées,excitées dans les deux péninsules par Napoléon , qui sentait profondé-ment les périls de la France , répondaient avec la même constance, maisavec une fortune diverse, aux appels du génie infatigable de ce grandcapitaine. De glorieux faits d’armes, perdus dans les escarpements desmontagnes et étouffés par les désastres delà grande armée, signalèrentles derniers efforts de l’armée d'Espagne sous le maréchal Soult. Lesgénéraux Foy, Clauzel, Abbé , Eeille, iley, Couroux, Drouet, etc.,attachèrent leurs noms à cette campagne malheureuse, où la valeurfrançaise soutint le dernier vol de l’aigle impériale sur le sommet desPyrénées. A la lin de i 813, il ne reste plus à la France en Espagne , quele petit port de Santona, qui, presque sans défense, partagera avecHambourg, à l’autre extrémité de l’Europe , l’honneur de garder ledrapeau tricolore jusqu’au traité de Fontainebleau.

Le prince Eugène, arrivé le 18 mai à Milan , après s’être illustré parla belle retraite de Posen , comptait, vers le milieu de juillet, sous sesdrapeaux, plus de cinquante mille hommes. Dans le mois d’août il occu-pait sur la ligne de la Save, VVippach, Alpen, Tarvis, Villach , Laybacbet Trieste ; des succès variés lui enlevèrent et lui rendirent ces diversespositions, qu’il aurait fini par conserver, malgré le soulèvement del’Illyrie et la désertion de tous les soldats des contrées réunies à la

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