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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. 323

par la défection des Croates. Venise , que les Autrichiens bloquentétroitement, repousse leurs attaques avec vigueur. Le 19 décembre,ils ont été battus à Cartaguaro. Dans les derniers jours de ce mois seconsommait la trahison de Joachim : ses troupes arrivaient à Rimini , età lmola; elles étaient entrées comme amies à Ancône , et le 30 elles en-traient de même à Bologne . Ce fut alors que le vice-roi, ayant reçu desrenforts d’Espagne et d’Alexandrie , prit de nouvelles dispositions mi-litaires.

Immédiatement après la victoire de Hanau, Napoléon , revenu àMayence , consacre six jours dans cette ville à la réorganisation de sonarmée. Le duc de Tarente défendra le Rhin à Cologne , Marmont àMayence, le duc de Bellune à Strasbourg : le duc de Valmy va à Metz commander les réserves ; le général Bertrand qui a hvré le derniercombat sur la Kintzig, est placé en première ligne dans la tête de pontde Cassel, cet inexpugnable boulevard de Mayence . Tout le reste del’année a repassé cette grande limite que la nature et la répubhqueavaient donnée à la France . Mais, ainsi qu’à ïorgau, le typhus deshôpitaux mihtaires moissonne sous leurs abris les braves que le champde bataille a respectés : cette terre, encore française, semble n’avoirplus que des tombes pour ses défenseurs.

Le 9 novembre, Napoléon était de retour à Saint-Cloud . Le mêmejour un événement singulier se passait à Francfort . La campagne s’étaitouverte par l’enlèvement du secrétaire de la légation française à Wei-mar ; elle venait de se terminer par celui de M. de Saint-Aignan, mi-nistre de Napoléon près les cours ducales de Saxe. Dans sa route,ayant réclamé contre cette violation, M. de Saint-Aignan fut appelé parM. de Metternich'à Francfort , où étaient réunis les ministres des cabi-nets belligérants. « Il s’agit, lui dit M. de Metternich , de la réponseaux propositions dont le général de Meerweldt a été chargé. Personnen’en veut à la dynastie de l’empereur Napoléon. L’Angleterre, reprend lordAberdeen, est disposée à rendre à pleines mains. Les choses s’arrangerontbien vite, ajoute le comte de Nesselrode, si le duc de Vicence , votre beau-frère, est chargé de la négociation. » Le prince de Schwartzemberg renché-rit encore sur le dire des trois ministres. Enfin M. de Saint-Aignanécrit, sous la dictée de M. de Metternich , les propositions qu’il doittransmettre à Napoléon. « Il s’agit d’une paix générale. La France serarenfermée entre le Rhin, les Alpes et les Pyrénées . L’Angleterre recon-

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