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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1814.celui de son armée pour courir après Blücher , sans que Sclnvartzem-berg puisse dans son mouvement de retraite en avoir le moindre soup-çon. Oudinot et Macdonald doivent contenir les Autrichiens : l’un sebat déjà à Bar-sur-Aube ; l’autre, avec Gérard , fait faire sur toute laligne ces acclamations qui annoncent la présence de Napoléon . Cetteruse réussit. A midi l’Empereur était à Arcis : pour la première foisil se trouve mener de front deux négociations et deux opérations mili-taires.
Arrivé à Sézanne, il apprend la marche sur Meaux de Mortier et deMarmont, qui n’ont pu rester à la Ferté-sous-Jouarre. Il faut sauverMeaux ; c’est un faubourg de la capitale. De Sézanne , Napoléon seporte à la Eerté-Gaucher. Là, il reçoit de fâcheuses nouvelles : le gé-néralissime Sclrvvartzemberg a découvert que Macdonald et Oudinotsont seuls devant lui, et en conséquence il a repris vigoureusementl’offensive à Bar-sur-Aube ; Wittgenstein et Schwartzemberg, blessésdans l’action, ont refoulé sur Troyes , par la masse de leurs troupes,les faibles corps français placés en face d’eux ; Macdonald, qui devaitfournir la garde au congrès de Chàtillon, a dû également suivre lemouvement rétrograde sur Troyes ; et enfin Augereau, qui a reçu àLyon l’ordre le plus pressant de rallier en Franche-Comté , va avoir àcombattre, outre le corps de Bubna, ceux de Bianchi et de Hesse-Hom-bourg, que Schwartzemberg , embarrassé du nombre de ses troupes,vient de diriger sur Lyon .
Cependant Napoléon ne perd pas de vue son ennemi principal. Le2 mars, pendant qu’on rétablit le pont de la Ferté-sous-Jouarre, détruitpar Blücher, il s’arrête dans cette ville pour envoyer au duc de Vicence ,avec une lettre autographe, le contre-projet que ce ministre lui a de-mandé , en réponse au projet de traité préliminaire des alliés. La veille,le traité de la quadruple alliance avait été signé à Chaumont . Il garan-tissait les bases auxquelles venait de répondre le contre-projet, et renfer-mait deux clauses bien menaçantes pour la France . Par l’une, chacune desquatre grandes puissances s’engageait à tenir constamment en campagneune armée de cent cinquante mille hommes, et la Grande-Bretagne don-nait un subside annuel de cent vingt millions : par l’autre, aucune né-gociation séparée n’aurait lieu avec l’ennemi. Ce nouveau pacte est unarrêt de mort contre Napoléon et la France . Il ne reste qu’à combattre.Blücher a pris la rive gauche de la Marne, et s’avance sur Sois-