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Tome second.
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362 HISTOIRE DE NAPOLEON . — 1814.écrivit, en 1816, un publiciste devenu célèbre, et qui était de ce con-seil, il y a un point décisif dans les affaires, et il était là.... On ne peut trople dire, la restauration est sortie de ce conseil. Voilà comme la nation futconsultée, représentée et interprétée.

Il fallait assurer le dénoûment de cette comédie politique, que sespropres auteurs ont nommée depuis la journée des dupes. A la fin du con-seil, dit l’historien de la restauration, nous mîmes tous nos soins à empê-cher l’effet des représentations que les négociateurs, au nom de Napoléon ,pourraient chercher à produire. Si nous ne pûmes les empêcher d’arriver, onparvint du moins à abréger leur séjour et à en atténuer l’effet. Dès que nousfûmes sortis du conseil, nous travaillâmes à nous assurer l’un des généraux lesplus influents. Mais, quand même ces précautions n’eussent pas eu lesuccès qu’elles ont obtenu , les trois personnages qui conduisaient l’af-faire de la royauté depuis la fin de 1813 se trouvaient garantis par lesalliés. MM. de Talleyrand et de Dalberg, dit le même auteur, avaient fixéleur attention d’une manièreplus positive. On avait poussé l’attention jusqu’à pour-voir à notre avenir, s’il eut été compromis par l’issue des événements.

Cependant on sentit la nécessité de dire quelque chose à la nationdans la déclaration dont le comité venait de fournir l’improvisation àl’empereur Alexandre ; voilà pourquoi cette pièce portait aussi : Lessouverains alliés reconnaîtront et garantiront la constitution que la nationfrançaise se donnera; ils invitent, en conséquence, le sénat à désigner un gou-vernement provisoire, qui puisse pourvoir aux besoins de l’administration etpi-éparer la constitution qui conviendra au peuple français! Il yavait encore une autre mission à confier au sénat : c’était de consulterle peuple français sur la dynastie qui lui convenait, et d’ouvrir à cet ef-fet des registres dans tous les chefs-lieux, suivant le mode mis en usagepour l’avénement de Napoléon au consulat à vie et à l’empire ; cet actede justice et de franchise eût été une noble démonstration de la sincé-rité des principes de la déclaration de Francfort , de celle de Chàtillon,enfin de la dernière déclaration de Paris , où les alliés redisaient encorequ’ils voulaient que la France fût libre, forte, grande, heureuse ! Maisl’opinion publique, qui, le jour même de l’occupation de la capitale ,n’avait certainement pas eu le temps de se reconnaître, venait d’êtresurprise dans une embuscade française et étrangère. Prisonnière sanscartel, elle n’était même pas admise à capitulation : on lui avait seule-ment donné d’office un interprète, comme les tribunaux donnent un