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Tome second.
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370 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1814.

généralissime qu’après leur visite. » Le maréchal Macdonald , ayantappris que le prince royal de Wurtemberg était malade dans le châ-teau, monta à son appartement. Le prince lui parla de la convention deChevilly comme d’une affaire totalement terminée, et dont rien ne pou-vait arrêter l’exécution. Macdonald quitte le prince et court à la voitureoù il avait laissé Marmont ; mais il ne l’y trouve plus : Marmont étaitchez le généralissime autrichien. Macdonald raconta alors au duc deVicence ce qu’il tenait du prince de Wurtemberg. Un moment après,Marmont les rejoignit dans le salon où il fut suivi presque immédiate-ment par le généralissime. Le duc de Raguse essuya de vifs reprochesbalbutia, allégua l’embarras de s’expliquer devant tant de personnes, etassura qu’il avait rempli sa promesse. Schwartzemberg ne démentitaucune des paroles de Marmont. Enfin, l’autorisation de se rendre àParis étant venue, les plénipotentiaires se mirent en route. Le maréchalMarmont partit avec eux pour répéter, leur dit-il, la même déclara-tion à l'empereur Alexandre, la négociation avec le pince de Schwartzembergétant connue de S. 31. I. A une heure du matin, ils furent admis enprésence de l’empereur qui les reçut avec bienveillance. Ils reproduisi-rent dans toute leur force les premiers arguments du duc de Yicence,relatifs à la déclaration du 31 mars. « La régence, dirent-ils, n’avaitpoint eu de défenseurs, elle avait été jugée et condamnée par défaut. »Loin de rejeter leurs raisonnements, l’empereur écouta avec intérêtla lecture que lui fit le duc de Yicence de quelques articles rédigésd’avance à Fontainebleau , et les discuta, même sans y faire beaucoupd’objections. Il était deux heures du matin, l’empereur congédia lesplénipotentiaires, et les ajourna à midi. Ils s’éloignèrent, rassurés parl’impression qu’ils venaient de produire, par les dispositions qu’on leuravait montrées, et par la renonciation de Marmont aux engagements deChevilly.

Ils s’étaient réunis à onze heures et demie chez le maréchal Ney,attendant l’instant où ils devaient revoir l’empereur Alexandre. Marmont arriva, et bientôt on l’avertit que son premier aide de camp, le colonelEabvier, le demandait. Il sortit, et rentra cinq minutes après, pâlecomme la mort : « Souham et Bordesoult, dit-il, ont enlevé mon corpsd’armée. Eabvier est venu en toute hâte.... » Et l’on appela Fabvier ,qui rendit compte de l’événement. Marmont dit qu’il allait rappeler sestroupes, chose impossible, puisqu’elles se trouvaient, depuis la pointe