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Tome second.
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394 HISTOIRE DE NAPOLEON . — 4814, 4845.mon exil, j’ai entendu votre voix. Je suis arrivé à travers tous les obstacleset tous les périls.... Nous devons oublier que nous avons été les maîtresdes nations ; mais nous ne devons pas souffrir qu’aucune se mêle denos affaires. Qui prétendrait être le maître chez nous?... Reprenez cesaigles que vous aviez à Ulm, à Austerlitz, à Iéna, à Montmirail !... Lesvétérans de l’armée de Sambre-et-Meuse, du Rhin, d’Italie, d’Égypte ,de l’Ouest, de la grande armée sont humiliés.... Tenez vous ranger sousles drapeaux de votre chef;... la victoire marchera au pas de charge.L’aigle, avec les couleurs nationales, volera de clocher en clocher jus-qu’aux tours de Notre-Dame .... Dans votre vieillesse, entourés et con-sidérés de vos concitoyens, ils vous entendront avec respect raconter voshauts faits. Vous pourrez dire avec orgueil : « Et moi aussi, je faisais« partie de cette grande armée qui est entrée deux fois dans les murs de« Vienne, dans ceux de Rome, de Berlin, de Madrid, de Moskou , qui a“ délivré Paris de la souillure que la trahison et la présence de l’ennemi« y ont empreinte.... »

PROCLAMATION AUX FRANÇAIS.

« Français ,

« La défection du duc de Castiglione livra Lyon sans défense à nosennemis. L’armée dont je lui avais confié le commandement était, parle nombre de ses bataillons, la bravoure et le patriotisme des troupesqui la composaient, en état de battre le corps d’armée autrichien quilui était opposé, et d’arriver sur les derrières du flanc gauche de l’arméeennemie qui menaçait Paris .

« Les victoires de Champ-Aubert, de Montmirail, de Château-Thierry ,de Vaux-Champs, de Cormans, de Montereau, de Craonne, de Reims ,d’Arcis-sur-Aube et de Saint-Dizier ; l’insurrection des braves paysansde la Lorraine et de la Champagne, de l’Alsace, de la Franche-Comté et de la Bourgogne , et la position que j’avais prise sur les derrières del’armée ennemie, en la séparant de ses magasins, de ses parcs de ré-serve , de ses convois et de tous ses équipages, l’avaient placée dans unesituation désespérée. Les Français ne furent jamais sur le point d’êtreplus puissants, et l’élite de l’armée alliée était perdue sans ressource :