120 MÉMOIRES Dlî NAPOLÉON.
échoué. Il se serait perdu ainsi que le parti quise serait attaché à lui. Lorsqu’au mois de no-vembre 1799, le corps législatif donna un dînerà Napoléon , un grand nombre de députés nevoulurent point y assister, parce que Moreaudevait y occuper un rang distingué, et qu’ils nevoulaient rendre aucun témoignage de consi-dération au général qui avait trahi la républi-que en fructidor. Ce fut dans cette circon-stance que ces deux généraux se virent pourla première fois. Quelques jours avant le 18 bru-maire, pressentant qu’il se tramait quelqueschangements, Moreau se mit à la disposition deNapoléon , et lui dit qu’il suffisait de le préve-nir une heure d’avance, qu’il viendrait à che-val près de lui, avec ses officiers et ses pistoletssans autre condition. II ne fut pas dans le se-cret du 18 brumaire. Il se rendit le 18, à lapointe du jour, chez Napoléon , comme ungrand nombre d’autres généraux et officiersqu’on avait prévenus dans la nuit, et sur l’atta-chement desquels on avait droit de compter.
Le 18 brumaire , à midi, après que Napoléon eut pris le commandement de la 17 e divisionmilitaire et des troupes qui étaient à Paris , ildonna celui des Tuileries à Lannes , celui deSaint-Cloud à Murat, celui de la chaussée deParis a Saint-Cloud à Serrurier, celui de Ver-