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caises était trop constatée pour que les intriguesde l’Angleterre pussent retarder la marche desnégociations; chaque victoire aurait été un puis-sant stimulant qui aurait forcé les coalisés à enfinir : aussi cette proposition fut-elle rejetée. Onproposa alors d’admettre les plénipotentiaires àLunéville , de continuer l’armistice sur terre, àcondition qu’il serait étendu à la mer, afin queles puissances alliées fussent toutes les deux surle même pied en état d’armistice. Était-il en effetconvenable que, tandis que l’Autriche exigeait,pour continuer à négocier, la prolongation de lasuspension d’armes, l’Angleterre obtînt d’êtreadmise au congrès, sans cesser les hostilités ? Sile ministère anglais était sincère dans ses pro-testations, quel inconvénient pouvait-il trouverà faire quelques légers sacrifices qui indemni-sassent la France du tort qu’elle éprouvait parla prolongation de l’armistice sur terre ; et enfin,si on se refusait à cette deuxième proposition,ou devait mettre en avant celle de traiter sépa-rément et à la fois avec l’Autriche et l’Angle-terre : ayec l’Autriche en prolongeant l’armis-tice, avéc l’Angleterre en continuant les hos-tilités.
Le ministre anglais montra beaucoup d’étou-uement, et se récria sur l’étrange propositiond’un armistice naval : elle était nouvelle dans