NOTES ET MJÉLAJVGES. I 39
l’histoire des deux peuples ; mais enfin il admitle principe. Le comte Otto, qui était à Londres ,suivit les négociations avec lord Grenville; il netarda pas à s’apercevoir qu’en adoptant le prin-cipe, l’Angleterre voulait se refuser aux consé-quences, et rédiger les conditions de cet armis-tice de manière à ce qu’il n’offrît aucun avantageà la France . Les trois places allemandes bloquéesrecevaient des vivres ; l’Angleterre consentit àce que l’on en fît entrer dans les trois placesbloquées de Belle-Ile, de Malte, et d’Alexandrie ;mais Belle-Ile et Alexandrie n’avaient pas besoinde vivres, elles pouvaient au contraire en fournirà l’Angleterre. Le seul avantage que la France pût tirer d’un armistice naval, était que les re-lations commerciales fussent rétablies de tousses ports avec toutes ses colonies ; l’Angleterres’y refusait pour Malte et l’Egypte. La France proposa enfin pour ultimatum, que, pour tenirlieu de la levée du blocus d’Alexandrie , six fré-gates armées en flûte pussent y pénétrer commeparlementaires : c’était un secours de 4 niillehommes qu’on pourrait ainsi faire passer à l’ar-mée d’Égypte , bien faible avantage pour com-penser ceux qu’obtenait l’Autriche par la pro-longation de l’armistice qui lui permettait d’em-ployer les nombreux subsides que lui payait