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Tome quatrième.
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NOTES ET MÉLANGES. a 17

ne s’inquiétèrent pas si leur ville serait la capi-tale, si leur gouvernement serait plus ou moinsaristocratique. La même révolution s’opéra enPiémont, à Gênes, à Rome , brisés par le grandmouvement de l’empire français. Il n’y avaitplus de Vénitiens, de Piémontais, de Toscans ;tous les habitants de la péninsule n’étaient plusqu’italiens : tout était prêt pour créer la grandepatrie italienne. Le grand duché de Berg étaitvacant pour la dynastie qui occupait momenta-nément le trône de Naples ; l’empereur attendaitavec impatience la naissance de son second filspour le mener à Rome, le couronner roi d’Ita-lie , et proclamer l’indépendance de la bellepéninsule, sous la régence du prince Eugène....Italiam ! Ilaliarn (i') !....

Le troisième obstacle, le séjour des papes,avait aussi disparu ; le saint-père était à Fontai-nebleau ; le sacré-collége, la daterie, les archi-ves, la propagande, tous les papiers des mis-sions , étaient à Paris ; plusieurs millions avaientété dépensés au palais épiscopal ; la pharmaciede l’Hôtel-Dieu avait été déplacée, et son localavait été donné à la daterie ; l’Hôtel-Dieu lui-même devait être transporté dans les quatrenouveaux hôpitaux, et son local consacré tout

(1) Allusion à ce vers de Virgile , cité à la fin de l'Esprit des Lois.

Italiam Italiamprimas condamat J chutes.