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entier aux établissements de la cour de Rome ;le quartier de Notre-Dame et l’île Saint-Louisdevaient être le chef-lieu de la chrétienté.Le grand empire comprenait les cinq sixièmesde l’Europe chrétienne ; la France, l’Italie, l’Es-pagne , la confédération du Rhin, la Pologne :il était donc convenable que le pape, pour l’in-térêt de la religion, établît sa demeure à Paris ,et réunît le siège de Notre-Dame à celui de Saint-Jean de Latran .
Le moyen qui parut le plus naturel pouraccélérer cette révolution, et faire désirer ceséjour par les papes mêmes, fut de relever l’au-torité des conciles, qui, composés des évêquesde France, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne ,de Pologne , seraient par le fait des conciles gé-néraux : le pape sentirait l’importance de semettre à leur tête; dès-lors de demeurer dansla capitale du grand empire; c’était le but ca-ché du concile de 1811 , dont le but apparentfut de pourvoir aux moyens de conférer l’in-stitution canonique aux évêques. L’énergie etla résistance du concile furent agréables à l’em-pereur; l’esprit d’opposition pouvait seul don-ner de la considération à ces assemblées, si con-traires à l’esprit du siècle : il prescrivit en secretqu’on y adoptât les formes du concile d’Embrun ,qui avait été une assemblée contre les jansénis--