NOTES ET MÉLANGES. 2IÇ)
tes, et toutes dans l’esprit de la cour de Rome.Ce concile dicta le bref de Savone , qui satisfitau but apparent de la convocation, en sup-pléant aux articles qu’on n’avait pas cru devoirinsérer au concordat de 1801.
Par suite de ce système, l’empereur n’avaitjamais voulu que l’on publiât rien de ce quiétait relatif aux discussions avec Rome : commeil ne voulait pas découvrir ses vues secrètes,il préférait que tout restât dans le vague ; il n’é-tait pas fâché que fopinion s’égarât, et lui sup-posât des projets anti-religieux : ayant ainsi dé-passé le but, elle y reviendrait volontairement.Les évêques du conseil ecclésiastique, spécia-lement l’évêque de Nantes , avaient fait toutesespèces d’instances pour l’engager à permettrela publication des pièces officielles, et ne pou-vaient pas pénétrer les raisons qui l’empêchaientd’adhérer à un vœu si légitime ; et pourquoi ceprince ne voulait-il pas faire tomber tout l’écha-faudage de la petite église? Cette obstination luiparaissait inexplicable. Lorsque l’empereur ap-prit qu’une partie des évêques avait voté pourl’incompétence, il ordonna sur-le-champ la dis-solution du concile; il avait en cela plusieursbuts : i° empêcher qu’il ne lui notifiât officiel-lement sa non-compétence; ce qui l’eût avili etrendu ridicule aux yeux du monde, et lui eût