^■iO MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
ôté les moyens de retour ; a° pour lui donner,en frappant par l’autorité, l’intérêt que l’imbé-cillité et le cagotisme d’un bon nombre d’évê-ques français lui ôteraient. Mais au même mo-ment que le concile était dissous, les évêquesitaliens se réunissaient auprès du prince Eugène,du ministre Marescalchi et de celui du culte, àMilan : ils étaient indignés de l’ignorance d’unepartie des évêques de France ; ils déclarèrentunanimement qu’ils se considéraient commecompétents, et demandèrent à former un con-cile italien pour pourvoir à l’instruction épisco-pale. En même temps, les prélats qui avaientcomposé le conseil ecclésiastique présentèrentune adresse, dans laquelle ils se déclarèrentcompétents. L’archevêque de Malines 1 accourutà Trianon; il était fort indigné de cette conduiteridicule de ses collègues : l’empereur ne se laissapas pénétrer; il témoigna de l’humeur et dumécontentement : l’archevêque s’employa avecactivité, et contribua à persuader un grandnombre d’évêques ; enfin, soit réunis en synodemétropolitain, soit par des déclarations parti-culières, en moins de huit jours de temps tousles évêques eurent adhéré à la compétence duconcile pour l’objet de la convocation ; il fut
(i)M. le baron Je Pradt