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Tome quatrième.
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9.54 MÉMOIRES J)E NAPOLÉON.

« qui sera inséré au Bulletin des lois, etc. »

La France entière eût été révoltée, si l’on eutrétabli des lettres de cachet ; les quarante ma-gistrats du conseil d’état n’eussent pas délibéréun pareil réglement : il faudrait que Napoléonlût bien insensé, s’il voulait attenter à la libertécivile, d’avoir proclamé, inséré au Bulletin deslois des réglements contraires à toutes nos con-stitutions , même à celle existant avant 1789, etréclamée par les parlements.

Sous la convention, les lois des suspects et del’émigration avaient donné naissance à un grandnombre de prisons d’état : il y en eut plus dedeux mille, contenant jusqu’à soixante millepersonnes; pendant la première partie du règnedu directoire, ce nombre diminua beaucoup.Toutes ces prisons cessèrent successivementd’exister : le nombre des prisonniers d’état fut àpeu près réduit à trois mille; ils furent écrouésdans les prisons ordinaires : l’inspection en étaitentre les mains de l’administration, surtout dela police. Les commissaires de police et le mi-nistre étaient magistrats de sûreté ; ils avaientautorité pour faire écrouer : un article spécialdes constitutions d’alors donnait ce droit auministre de la police ou à l’administration, encas de complot contre l’état. Ce nombre de pri-sonniers augmenta, en 1799, après la révolu-