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Tome quatrième.
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NOTES ET MlSr.ANGES. a 55

lion de prairial, par l’exécution de la loi desotages. Il y avait neuf mille personnes arrêtéeslors du 18 brumaire ; elles furent mises en li-berté pour la plupart : il en restait à peinedouze cents appartenant aux catégories ci-des-sus, au moment de l’empire.

La police exerçait le plus déplorable arbi-traire. On sentit la nécessité de rendre la sur-veillance des prisons aux tribunaux, d’autori-ser les procureurs impériaux à les visiter, et àmettre en liberté tout ce qui n’était pas dansles mains de la justice. La police des prisonsfut rendue aux tribunaux ; la police ne putretenir personne dans les maisons ordinaires ;les prisonniers d’état, dont il est parlé ci-dessus,furent placés sous l’administration immédiatedu ministre de la police, avec faculté aux pro-cureurs impériaux de visiter, d’examiner lesécrous même de ces prisonniers d’état, et defaire mettre en liberté tous les individus quine seraient pas arrêtés en vertu d’une décisiondu conseil privé, ordonnant moins d’un an dedétention, contre-signée du grand-juge. Dèsce moment, la liberté fut assurée en France ;tout prisonnier put s’adresser aux magistrats :le ministre de la police et ses agents furent ainsidépouillés de cet effroyable arbitraire, d’arrêterde leur propre volonté un individu, et de le