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Tome quatrième.
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3qB histoire de l’armée d’italie .sur la route de Trente, qui ne tarda pas à ou-vrir ses portes.

Le 19, Trente nous ouvrit ses portes. Cetteville, qui jadis fut le théâtre de la superstition,et où se forgèrent les foudres du Vatican , ne puts’empêcher d’admirer l’étendard de la raison, quiflottait sur ses remparts. Nous continuâmes lemouvement, nous nous avançâmes sur Lavis ;l’ennemi nous y attendait.il avait enlevé les pla-teaux du pont et barricadé la porte : c’était autantd’obstacles de plus qu’il fallait vaincre. Le capi-taine Dessaix, qui commandait une compagniede carabiniers, fut chargé de les forcer : il ne puty réussir. Il fut blessé dangereusement, et sevit contraint de faire retirer sa compagnie. L’a-vant-garde avait gagné les hauteurs de droite,et cherchait à tourner le village, lorsque le chefde brigade Dessaix reçut l’ordre de forcer leposte. Il s’élança sur le pont avec quelques ca-rabiniers : l’un de ces braves, emporté par uneardeur guerrière qui ne lui laissait entrevoir au-cun danger, passe par-dessus le parapet, sejette de l’autre côté de la porte, et se hâte defaciliter le passage de ses frères d’armes. Il yréussit : chacun se précipite au-delà du pont ; lecitoyen Dessaix rallie quelques soldats , nouspoursuivons l’ennemi jusqu’à une certaine dis-tance de Lavis , et nous revenons avec environ