ÉGYPTE.-BATAILLE d’aBOUKIR . I 69
turque lorsque la plus grande partie de l’arméefrançaise serait arrivée.
Napoléon partit le i!\ d’Alexandrie , et vintcamper au Puits, moitié chemin de l’isthme oùil fut rejoint par toutes les troupes qui étaientà Birketh.
Les Turcs, qui n’avaient point de cavalerie,ne pouvaient s’éclairer ; ils étaient contenus parles grandes gardes de hussards et de chasseurs,que la garnison d’Alexandrie avait placées dèsles premiers jours du débarquement. On nour-rissait donc quelque espérance de surprendrel’armée ennemie. Mais une compagnie de sa-peurs, escortant un convoi d’outils et partied’Alexandrie fort tard le 24, dépassa les feuxde l’armée française, et tomba dans ceux de l’ar-mée turque, à dix heures du soir. Aussitôt queles sapeurs s’en aperçurent, ils se sauvèrentpour la plupart, mais dix furent pris; et pareux, les Turcs apprirent que le général en chefet l’armée étaient vis-à-vis d’eux. Ils passèrenttoute la nuit à faire leurs dernières dispositions,et nous les trouvâmes, le 25 , préparés à nousrecevoir.
Le général en chef changea alors ses premiersprojets, et résolut d’attaquer à l’heure même,sinon pour s’emparer de toute la presqu’île, dumoins pour obliger l’ennemi à replier sa pre-