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mière ligne derrière la seconde , ce qui permet-trait aux Français d’occuper la position de cettepremière ligne et de s’y retrancher. L’arméeturque ainsi resserrée, il devenait facile de l’é-craser de bombes, d’obus et de boulets ; nousavions dans Alexandrie des moyens d’artillerieimmenses.
Le général Latines avec 1,800 hommes, fitses dispositions pour attaquer la gauche de l’en-nemi ; Destaing avec un pareil nombre de trou-pes se disposa à attaquer la droite; Murat avectoute la cavalerie et une batterie légère se par-tagea en trois corps, la gauche, la droite et laréserve. Les tirailleurs de Lannes et de Destaings’engagèrent bientôt avec les tirailleurs enne-mis. Les Turcs maintinrent le combat avec suc-cès, jusqu’au moment où le général Murat,ayant pénétré par leur centre, dirigea sa gau-che sur les derrières de leur droite, et sa droi-te sur les derrières de leur gauche, coupantainsi la communication de la première ligue avecla deuxième. Les troupes turques perdirentalors contenance, et se portèrent en tumultesur leur deuxième ligne. Ce corps était de 9 à10,000 hommes. L’infanterie turque est brave,mais elle ne garde aucun ordre, et ses fusilsn’ont point de baïonnette; elle a d’ailleurs lesentiment profond de son infériorité en plaine