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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 3if»

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La colonne approcha des retranchements deMurad-bey; on tira des coups de canon desdeux côtés, on en tira aussi de dessus l’eau.L’armée occidentale qui était derrière les re-tranchements reçut un renfort d’Arnaoutes ve-nus de Damiette par Embabeh, et le combatcommença à coups de fusil et de canon.

L’armée orientale entendant et voyant le com-bat engagé commença à pousser des cris; ons’écriait : O Dieu tout-puissant, accorde-nous lavictoire sur les Français. Ils croyaient que pourvaincre, il ne s’agissait que de crier. Les gensd’esprit ordonnaient de se taire, et disaient quele prophète et ses disciples se battaient avec lesabre et l’épée, et non avec des cris et desaboiements comme des chiens , mais on ne lesécoutait pas.

lise passa alors une heure de grands malheurs(qui pourra le lire ou l’entendre!). Un grandnombre de princes et de soldats de l’arméeorientale montèrent sur des bateaux pour pas-ser de l’autre côté, parmi eux était Ibrahim-bey. U y eut une foule extrême au lieu de rem-barquement. A leur arrivée à l’autre bord ladéroute était complète dans l’armée occidentale,le vent était très fort et la mer grosse. Lesable élevé par le vent frappait au visage desEgyptiens ; personne ne pouvait ouvrir les yeux,