MEMOIRES DE NiVPOLÉOJN.
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le vent venait du côté de l’ennemi, c’est ce quicausa en grande partie la déroute.
La colonne s’avança sur les retranche-ments de Murad-bey, se divisa en deux corpsselon leur manière de combattre; alors lestambours battirent la charge, il y eut un feude file de canons et de fusils. Le vent s’accrut,la poussière s’éleva, la fumée de la poudreapporta la nuit au monde, les oreilles étaientassourdies par le bruit, on crut que la terretremblait et que les cieux s’écroulaient. Le com-bat dura ainsi environ trois quarts d’heure. Ladéroute se mit dans l’armée occidentale. Elleétait cernée par l’ennemi, la plupart des cavaliersse noyèrent, quelques-uns furent pris par lesFrançais qui s’emparèrent des retranchements.
Murad-bey s’enfuit avec les siens à Djizé ;il se rendit à son palais, y resta un quartd’heure, et se sauva du côté de la Mecque , aban-donnant les morts,les enfants, les armes, les ten-tes sur la terre d’Embabeh. Suleiman-bey, quel’on connaît sous le nom d’aga, et son frèrelbrahim-bey, se jetèrent dans le fleuve pour sesauver. Suleiman-bey se sauva, lbrahim-bey,le jeune, se noya. 11 était frère d’Ibrahim-bey,le grand.
Lorsque l’armée occidentale prit la fuite de-vant les Français, elle tourna les canons et les