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Tome cinquième.
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KFI.ATION ÉGYPTIENNE. 3 I 7

fusils du côté de l’orient et fit feu. Les défen-seurs de Boulaq poussèrent des cris et n’atten-dirent plus que la mbrt. Ibrahim-bey et le pa-cha montèrent à cheval, ils furent suivis desprinces, et s’enfuirent avec l’armée, les rayasabandonnant les tentes et tout le bagage.

Pénétré de crainte, Ibrahim-bey avec toutson monde se dirigea sur Adlié. Là ils se re-posèrent; prêts à mourir, ils priaient et pleu-raient le malheur de la journée. Les femmespoussaient des cris dans les maisons , tout cecise passait avant le coucher du soleil. QuandIbrahim-bey fut entré dans l’Adlié, il fit venirses femmes, tous les princes qui étaient aveclui en firent autant. On en fit monter quelques-unes sur des chevaux, d’autres sur des mulets,des ânes ou des chameaux, d’autres allaient àpied comme des esclaves. Pendant toute la nuitun grand nombre de personnes sortirent duCaire , quelques-unes avec leur famille, d’autrestout seuls. Personne ne pensait à son voisin,ni à son père, ni à son frère : les grands par-taient, se dirigeaient, quelques-uns du côté deSaïd, él la plupart du côté de l’Orient; il neresta au Caire que ceux qui ne pouvaient mar-cher, ou qui avaient la mort sous les yeux. Celuiqui n’avait point de moyens de fuite, se remità la sauvegarde de Dieu , et attendit les arrêts