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Tome cinquième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

beaucoup d’endroits secrets. On arrêta le cheickDjaidié et un autre grand, on les fit venir surla place d’Esbakié et on les fusilla. D’autres per-sonnes furent arrêtées et fusillées à Rumeïse :alors ceux qui avaient pillé les maisons, saisisde peur, rapportèrent ce qu’ils avaient enlevé etse dénonçaient entre eux.

Mardi, on demanda à emprunter aux arti-sans. On leur donna soixante jours de termepour payer. Us étaient dans une position cri-tique, parce que la somme était forte et leterme court. Us se réfugièrent dans la mosquéed’Asary et prièrent les cheiks de leur obtenirune diminution ; on leur obtint de ne payer quela moitié de ce qu’on avait demandé et une pro-longation de terme.

Le même jour, on se mit à abattre les portesde la ville. Cette'opération répandit la terreurparmi le peuple, il se livra à mille pensées;quelques-uns disaient que les Français se pro-posaient de tuer les musulmans pendant qu’ilsseraient à la prière du vendredi; d’autres for-maient d’autres conjectures, tellement que ceuxqui avaient ouvert leurs boutiques et s’étaientrassurés à la nouvelle de l’emprunt, voyantqu’on enlevait les portes se mirent à les fermer.

Le 20 de sefer, il Vint des lettres des pèle-rins écrites d’Abaké. Les membres du divan se