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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 32g

rendirent chez le général en chef et lui deman-dèrent sûreté pour l’émir des pèlerins. Il n’yconsentit pas, il répondit : Je ne donnerai sû-reté qu’à condition qu’il viendra avec peu demonde, peu de mameloucks et sans troupes. Lesmembres du divan dirent : Qu’est-ce qui escor-tera la caravane. Le général répondit : j’enverraiquatre mille hommes pour les accompagner auCaire . Les membres du divan écrivirent au chefdes pèlerins de se rendre à Dar-el-IIasara etqu’il s’en trouverait bien. Avant que l’émir eûtreçu cette lettre , il en reçut une d’Ibrahim-beyqui lui ordonnait de se rendre à Belbis. Il se di-rigea vers Belbis et y resta quelque temps, en-suite décampa et envoya les femmes à Carin.

Le 23 desefer,unecompagniede l’arméefran-raise sortit du côté d’Adlié et chaque jour unecompagnie se rendait dans cet endroit et se di-rigeait vers l’Orient. Dans la nuit du il\ le grandBonaparte sortit, l’avant-garde avait gagné Ancaet Abouzabel; elle leva une imposition. Les ha-bitants refusèrent de payer, ils furent attaqués etvaincus ; leur ville fut mise à feu et à sang :ensuite, on se rendit à Belbis, les pèlerins quis’y trouvaient étaient la plupart des paysans,qui s’étaient entendus avec les Arabes pour al-ler dans leur pays; beaucoup d’autres pèlerinss’étaient détachés, le reste demeurait à Belbis.