MÉMOIRES DE NAl'OLÉON.
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quelle avait payé pour rançon 7,800 francs;elle avait pris un papier des Français , l’avaitmis sur sa porte et avait fait revenir tout cequ’elle avait envoyé au-dehors; elle était de-meurée sans crainte chez elle. Les Français luidirent que le général en chef avait entendu direquelle avait des effets de mameloucks, elle leilia ; ils répondirent : Nous devons faire desperquisitions ; elle leur dit : Je vous y invite ; ilsmontèrent dans la maison, ouvrirent des lieuxsecrets, y trouvèrent vingt - quatre culottesd’hommes, des vestes et autres effets. Au fondde ces cachettes, ils en trouvèrent une autre,dans laquelle il y avait des armes, des fusils,des pistolets, de la poudre, des sabres , on prittout; on descendit dans ce trou, on creusa laterre et on découvrit un coffre rempli d’or, ons’empara de tout, on emmena la maîtresse dela maison et deux esclaves, l’une blanche etl’autre noire; on les retint trois jours et troisnuits; on enleva tout ce qu’il y avait dans lamaison; on exigea encore il\ francs, et on luipermit de retourner chez elle; elle avait eu-undifférend avec son maître d hôtel , qui étaitCophte; il alla ia dénoncer. Aussi les Français recommencèrent avec violence à redemanderles armes et publier que, dans trois jours, onferait des visites domiciliaires. Le peuple s’écria