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Tome cinquième.
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RELATION EGYPTIENNE. 33^

que c’était un prétexte pour piller, et on ne lefit pas.

Le Jto, Mustaplia-bey, lieutenant du pacha,fut nommé émir des pèlerins; il se rendit auMckémé , y fut revêtu de la pelisse d’honneur,devant les cheiks du divan, et Bonaparte or-donna qu’on préparât tout ce qu’il fallait pourle pèlerinage ; il fit faire de grands palanquins.Le même jour, il demanda aux dignitaires depayer ce qu’ils devaient ; ils demandèrent uneprolongation qui leur fut refusée; il ordonnaque, dans peu de jours, ceux qui étaient inscritsdans le registre eussent à payer.

Le même jour, on établit des impôts sur lesquartiers et les villages, on écrivit que c’étaitl’argent du gouvernement, on chargea des ban-quiers cophtes de cette recette ; ils se rendirentdans les divers endroits, comme des gouver-neurs, frappant, emprisonnant jusqu’à ce qu’oneût payé. Bonaparte fit venir les cheiks chezlui; lorsqu’ils furent assis, il sortit avec troisrubans de soie à la main, blanc, bleu et rouge;il en plaça un sur la poitrine d’Abdallah-Cher-kavi: Celui-ci se jeta par terre et refusa; ilchangea de couleur et fut tout hors de lui. Ledrogman lui dit : O cheiks ! vous êtes les amis dugénéral en chef, il veut vous faire honneur parcette marque de distinction; lorsque vous serez