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MEMOIRES 1)E JVAPOLEOW.
ne se peut pas. Les cheiks le prièrent de lalaisser chez elle, offrant de rester à sa place ;il n’y consentit pas, malgré toutes les prières.N’ayant plus d’espoir d’obtenir quelque chose,ils partirent en la laissant. Elle passa cette nuitdans un corps séparé de la maison avec quel-ques femmes musulmanes et franques.
Le matin, les cheiks, avec le lieutenant dupacha et le cadi, se rendirent chez le généralen chef pour cette affaire; il la fit venir et laremit au cadi. On revit le procès, on la con-damna à payer 18,000 fr., ensuite elle se retiraà sa maison, qui est auprès de celle du cadi,pour qu’elle pût être sous sa protection.
Le jeudi, on publia que tous ceux qui avaientdes mules devaient les amener à la maisondu lieutenant, au bassin de l’Élephaut, qu’onleur paierait 3 oo fr. , quand même elles vau-draient plus ou moins ; celui qui ne se confor-merait pas à cet ordre paierait 1800 fr., et onlui prendrait sa mule de force.
Le même jour, on publia qu’il fallait que toutle monde allumât une lampe à sa porte pendantla nuit et une pour trois boutiques, et qu’011 ba-layât les rues; on ordonna aussi aux etrangerset aux personnes qui 11’avaient pas d’occupationd’aller à leur pays; on leur assigna trois joursde terme, ensuite on prolongea ce terme de