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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 345

vingt-quatre heures, et celui qui resterait devaitêtre puni comme il le mériterait.

Il y eut une assemblée de Barbaresques quise rendit auprès du général en chef, et lui ditde leur montrer le chemin. La terre nous estcoupée, l’Anglais nous ferme la mer , nous nepouvons pas rester à Alexandrie à cause de lacherté des vivres et du peu d’eau. Il leur permitde rester. Ibrahim aga , chef des architectes,fut fait capitaine de Suez, il partit avec un ba-taillon qui avait le pavillon français ; les Arabes l’attaquèrent, le dépouillèrent, tuèrent Ibrahimaga. Il y en eut peu de sauvés.

Dans ce même jour, le divan, qui se tenaittous les jours à la maison d’Aïd aga, fut aboli,parce que les cheiks s’y étant rendus , sans quepersonne ne s’y présentât, ils ne voulurent pluss’y rendre, et personne ne leur demanda pour-quoi.

Un s’occupa à former un nouveau tribunal,qu’on appela Mékèm-el-Kada. Un écrivit dansun registre les articles des conditions, on choisitsix cophtes, six négociants musulmans. Le grandcadi était Multi le cophte,qui était écrivaind’Eyub-bey le trésorier. On lui donna le pou-voir de juger les procès qui regardent le com-merce, le peuple et les héritages. On rendit desordonnances qui introduisaient des usages