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parmi eux; on en fit des copies , que l’on en-voya aux grands ; on les afficha dans les rueset aux portes des mosquées. On y voyait desarticles accumulés et des paroles sans suite;le but était de légitimer les vols, comme cet ar-ticle : « Il faut que ceux qui ont des biens fondsapportent leurs titres ; lorsqu’ils les auront pro-duits, et qu’on aura vu s’ils les ont achetés oureçus en héritage, cela ne suffira pas, il faudraqu’ils soient enregistrés et que l’on paie suivantl’usage. Si les titres sont enregistrés, il faut enfaire faire une nouvelle copie, et l’on paiera lesdeux pour cent sur la valeur des propriétés.u Ceux qui n’ont pas de titres ou qui ne sontpas enregistrés, ou qui sont enregistrés avecmanque de formalité légale, on s’en saisira etcela deviendra la propriété du divan. »
Cet ordre était très préjudiciable aux proprié-taires, parce qu’ils possédaient par achat ou parsuccession, et qu’ils avaient des titres nouveauxou anciens et peu réguliers. La plupart ne va-laient rien, et il était impossible d’en prouverl’origine, soit par la mort des témoins, soit parles voyages; et, quand même on aurait amenédes témoins, on ne les écoutait pas.
Un autre article concernait les héritages : ildisait que lorsqu’un homme mourait, on devaitconsulter le divan avant d’enlever le corps, et