KEEATJON ÉGYPTIENNE.
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et le prophète ; ils ont fait escorter avec toutesorte de marques de distinction les pèlerins,ils ont fait monter h cheval ceux qui étaient àpied, ont nourri ceux qui avaient faim, faitboire ceux qui avaient soif. Le jour du débor-dement du Nil , ils ont fait une fête superbe etbeaucoup de largesses aux pauvres. Ils ont aidéà célébrer la naissance du prophète, et ont faitune grande dépense pour donner de la splen-deur à cette fête. Nous avons fort approuvé quele très-illustre Moustapha-Aya, lieutenant deBekir-pacha, fût gouverneur du Caire ; nous l’a-vons trouvé très-convenable , pour que le Caire restât toujours sous la domination de la sublimePorte. Les Français s’occupent de pourvoir àtout ce qui est nécessaire aux deux villes sa-crées ; ils nous ont ordonné de vous le fairesavoir. Salut.
Le dimanche, il y eut du bruit. Un banquier,dans la rue de Djemalié, à côté du quartierintérieur, proféra ces paroles : Seid-Ahmed-el-Bedevoni, à l’orient, et Seid-Ibrahim-Destouck,à l’occident, tuent tous les chrétiens qui passentdevant eux. Ce discours fut tenu devant deschrétiens de Damas. L’un d’eux répondit : Celane se peut pas; et ils se mirent à se disputer. Lechrétien se rendit chez le général Dugua, et luidonna avis de ce qui se passait. On fit arrêter