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Tome cinquième.
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352 MKMOIlîFS I)F. IV APOLLON.

le banquier, on mit les scellés sur sa boutiqueet deux de ses maisons. Les cheiks vinrentprier pour lui ; il resta deux jours chez Dugua ,puis il fut conduit à la maison du cheik Be-kri , pour y être bâtonné, ou donner 3,ooofrancs. On lui appliqua cent coups de bâ-ton, et on le laissa aller, ainsi que plusieurs au-tres prisonniers.

Le lundi, les membres du Divan envoyèrentdans les khans et les rues, pour faire écrire lenom des habitants, et ceux des portiers. On leurordonna de ne pas recevoir d’étrangers et de nelaisser partir personne sans la permission dugouverneur. Le mardi, on célébra la naissanced’Hussein ; on avait l’intention de ne pas lefaire. Un traître alla dire à Bonaparte que c’é-tait l’usage de célébrer cette naissance aprèscelle du prophète, il dit : Pourquoi ne fait-onrien cette année? C’est, dit le traître, que lecheik des musulmans ne veut la faire que lors-que le pays retournera à la domination desTurcs. Le cheik fut averti, et fit faire la fêtecomme de coutume, mais sans autant de pompe.Bonaparte y assista jusqu’à la fin, et se retirachez lui à huit heures du soir.

Ce jour-là, les ulémas et les grands d’Alexan-drie, de Bosette, de Damiette et autres villesse rendirent aux ordres du général en chef,