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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 353

pour se trouver au nouveau divan, et s’infor-mer des dispositions à prendre.

Mercredi, un corps de Farmée française par-tit pour aller contre Mourad-bey; ils se rencon-trèrent et se battirent environ une heure. LesFrançais feignirent de fuir. Mourad-bey les pour-suivit jusqu’en bas de la montagne de Laon ; lesFrançais se retournèrent dans cet endroit où il yavait des soldats cachés; on en vint aux mains ;il y avait aussi des troupes; de Mourad, cachéesen embuscade, qui parurent tout-à-coup. Lecombat fut terrible ; beaucoup de Français fu-rent tués.

Le jeudi, l’un des arcs de triomphe que lesFrançais avaient élevés au Lassin d’Esbakié, de-vant la porte d’Ara, s’écroula, parce que laterre accoutumée à recevoir l’eau, en étantprivée, se dessécha et n’eut plus la force de sup-porter l’édifice. Le vendredi 24, on publia queles ulémas, les grands, les cheiks , les négo-ciants, qui étaient venus du dehors, devaient serendre au nouveau Mékémé. Le samedi matin,ils s’assemblèrent à la maison de Mersouck-beydans le quartier d’Abdin.

Le samedi matin, on publia qu’il fallait serendre à l’ancien divan, à la maison d’Aïed Agaà Esbakié. Les cheiks du Caire s’y rendirent ettous les grands venus du dehors, les officiers

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