RELATION ÉGYPTIENNE. 35g
mes de leur quartier pour voir si tout se faisaitselon l’ordonnance et pour que personne ne né-gligeât de se garder de la peste. On afficha dansles rues l’ordre de se conformer à cette disposi-tion avec des menaces pour ceux qui ne s’ysoumettraient pas.
Ce même jour, beaucoup de monde se rendità la maison de cheik-Bekri ; des maîtres d’école,des servants des aveugles, des malades, des es-tropiés, les dignitaires qui avaient droit à unepension et tous ceux qui étaient à l’hôpital seplaignirent de ce qu’ils ne recevaient plus depension, les revenus qui leur étaient affectésétant tombés entre les mains des cophtes et desdamassiens.On leur dit de se présenter avec leurrequête pour que le président demandât au gé-néral de leur assurer un sort.
Du côté de Saïd, il arriva un bâtiment remplide blessés. On plaça des drapeaux blancs surtoutes les élévations voisines du Caire , on nesavait pas le motif.
Le dimanche, le divan s’assembla et s’occupades héritages. On répondit suivant les canons dela loi, Multi dit où sont ces canons, on réponditdans Coran , et on lut quelques verse tsquiont rap-port aux héritages,les Francs dirent:Nos usagesne donnent rien aux garçons, tout est pour lesfilles, parce que le garçon a plus de moyens de