36 ü MEMOIRES DE NAROLlîioif.
gagner que les filles. Ils parlèrent beaucoup deleurs usages. Mikaél-kaël de Damas, membredu divan, dit : Nous et les cophtes avons usagede recevoir nos héritages suivant la loi turque.Les Français demandèrent au cheik de leur don-ner les règles d’après lesquelles on partageaitles héritages. Il le promit et la séance fut levée.
On déposa Memmed-aga le musulmani, quiétait gouverneur; on le fit lieutenant du chefdes pèlerins; on mit à sa place Moustapha-aga,qui était sous les ordres d’Ahdul-Rahman-aga,précédemment gouverneur.
Le lundi, il y eut divan et on écrivit les règlesconcernant les héritages : on écrivit les versetsqui ont rapport, et cela fut agréé.
Le samedi 10 de djemari-ul-ervel, on pré-senta au divan le registre des propriétés ; on éta-blit sur les plus fortes un impôt de 48 fr., surles moyennes un de 36 , et sur les petites unde 18. Ceux dont le revenu du mois était moinsd’un écu de 6 fr. furent exceptés. Les khans, lesmanufactures, les bains, les magasins, les bou-tiques furent imposés, quelques uns à 180 fr.,d’autres à ^ 4 o fr. On fit imprimer la note, onl’afficha dans les rues, et on en envoya copie auxayans. Les architectes et les ingénieurs allèrentpour déterminer ce que chaque maison devaitpayer, ils parcoururent quelques quartiers pour