RELATION ÉGYPTIENNE. 361
écrire les maisons et le nom de leurs habitants.Quand cette nouvelle fut répandue dans le peu-ple, il fut mécontent et dit : C’est une tyrannie.Il y eut des rassemblements, on ne parlait quede cela. Une foule de jeunes gens s’assemblèrent,gens qui ne prévoyaient pas la fin des choses etqui ne pensaient pas que celui qui est dans la mainest prisonnier. Us se révoltèrent sans chef, et ledimanche matin les trouva prêts à combattre ;ils firent voir toutes les armes qu’ils avaient.
Séïd-Bedr était à la tête d’un parti de rebellesde la lie du peuple des faubourgs, qui pous-saient des cris affreux en disant : « Que Dieu donne la victoire aux vrais croyants ! » ils allè-rent à la maison du juge de l’armée , ils avaientété précédés par environ 1,000 hommes; le cadicraignit les suites, ferma les portes du Mékémé,fit rester ses gens derrière la porte. On lesattaqua à coups de pierre et de bâton. Le cadivoulut s’enfuir, il ne le put pas. Une grandequantité de gens s’assembla dans la mosquéed’Asary. Alors Dupuy, à la tête d’un corps decavalerie, parut dans la rue de Sénadikrié, allaà la maison du cheik Cherkavi, ne l’y trouvapas, se rendit à la maison du cadi ; quand il vitcette foule, il se retira par la rue des Casréin ,sortit par la porte de Zouhounet où il y avait ungros rassemblement qui le combattit et le tua