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Tome cinquième.
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362 MÉMOIRES DE NAPOI.ÉOW.

avec la plupart de ses soldats. Les Musulmans se mirent sur leurs gardes et s’emparèrent desissues, telles que la porte de Futor, de celle deNalz et de Bérakié, jusqu’à la porte Zuvéïlet, laporte de Chairiet et l’endroit des armuriers. Onfit des retranchements avec les pierres des bou-tiques et derrière chaque retranchement, il yavait un corps de Musulmans .

Au dehors personne ne bougea et ne s’unitaux gens de la ville, surtout les habitants del’ancien Caire et de Boulacq qui étaient voisinsde l’armée française. Du côté de Ménachi un•corps de Français se présenta et attaqua à coupsde fusil les retranchements des rôtisseurs, ilétait gardé par des charbonniers. On se battit,ils ne résistèrent pas aux Français jît s’enfuirent.La terreur se répandit dans la ville, tout lemonde se leva et se mit à piller; on attaqua lequartier intérieur, on pilla les maisons des chré-tiens , des Grecs et des Musulmans , qui étaientvoisines. On y prit tout ce qui s’y trouva, lesfemmes et les filles, on pilla aussi le khan Me-laïat, on y prit tout ce qu’il y avait ; on fit degrands désordres, sans songer à ce qui s’ensui-vrait; la nuit arriva, personne ne dormit. LesFrançais, le lundi, étaient sur les hauteurs deBérakié et de la forteresse. Ils avaient préparétoutes leurs machines de guerre, telles que les