RELATION ÉGYPTIENNE. 363
canons, les bombes, et attendaient les ordresde leur chef, qui avait écrit aux cheiks, quin’avaient pas répondu; il s’ennuya d’attendre,vers les trois heures la guerre se faisait des deuxcôtés, mais avec les fusils seulement. Alors sacolère augmenta, il ordonna de tirer l’artilleriesur les maisons. Les coups se dirigeaient sur lamosquée d’Asary et les endroits voisins, telsque la rue Gahouné et Fahémin. Lorsque leshabitants virent cela, ils eurent peur et se mi-rent à criera :Mon Dieu! préservez-nous de cemalheur ! » et ils prirent la fuite. Les bouletspleuvaient de toutes les éminences, tellementqu’ils ébranlaient les fondements des maisons,leur bruit étourdissait les oreilles. Lorsque cetteaffaire fut au plus fort, les cheiks montèrent àcheval, se rendirent auprès du général en chefpour le supplier de faire cesser ce malheur etd’arrêter son armée. Le général leur reprochaleur conduite et leur dit : « Que toute la fauteétait à eux; ils s’excusèrent et il ordonna enfind’arrêter le combat. On sortit de chez lui en pu-bliant le pardon dans les rues. Tout le mondese complimentait, la crainte fut dissipée, oncessa de combattre avant le coucher du soleil ;on ne pouvait croire que cela pût finir ainsi.Les habitants d’Hussein ne cessèrent le feu quefaute de poudre, les Français les châtièrent par