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Tome cinquième.
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364 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

un feu de file, des bombes et des coups de ca-non, ils ne discontinuèrent pas jusqu’à troisheures de la nuit. Tout le monde se sauva, lesFrançais entrèrent de nuit dans la ville, parcou-rurent les rues comme des diables, renversè-rent tous les retranchements qu’ils trouvaient.

Un corps entra par la porte de Bérakié, sedirigea vers la rue Gaourié , et courut toute laville. Quand on fut assuré qu’il n’y avait plusde pièges, la cavalerie et l’infanterie se précipi-tèrent dans la mosquée d’Asary, ils attachèrentleurs chevaux au Kiblé ( endroit où l’on setourne pour faire la prière), ils passèrent dansles couloirs, cassèrent les lampes , effacèrentles écritures et prirent tout ce qu’ils trouvèrentdans les boutiques des environs. Ils jetèrentpar terre les livres et le Coran , les foulèrentaux pieds et crachèrent dessus.

Le mardi matin, un corps se plaça devant laporte ; tous les Musulmans qui se rendaient à laprière rétrogradèrent en le voyant. Divers corpss’établirent dans les environs de cette mosquée,la cernèrent de tous côtés, pillèrent les maisonsdes environs sous prétexte de chercher des ar-mes. Les habitants quittaient leurs maisons,plusieurs femmes furent déshonorées. Ce quar-tier était le plus beau du Caire , et ses habitantsétaient tous des grands, qui y déposaient ce