RELATION ÉGYPTIENNE.
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qu’ils avaient de plus précieux, parce que lesFrançais ne le fréquentaient pas et le respec-taient. Cette révolte changea tellement leursdispositions, qu’ils y burent du vin et cassèrentles bouteilles sur le Kiblé ; ils s’établirent engrand nombre dans les rues, ils fouillaient lespassans et prenaient ce qu’ils avaient. On en-leva les blessés et les morts, et on nettoya lesrues.
Les Damassiens et les Grecs dont les Musul-mans avaient pillé les maisons, vinrent se plain-dre au général en chef, contents de pouvoirdécouvrir tout ce qu’ils avaient dans le cœurcontre les Musulmans, ils dirent : « Ils ne nousont traités ainsi qu’à cause des rapports quenous avons eus ensemble (comme si ce malheurn’était arrivé qu’aux Français ). « Mais les mau-vais sujets pillèrent aussi les maisons turquesdu voisinage et le khan Mélaïak, endroit célèbrequi est à la porte du quartier grec, dans lequelse trouvaient les richesses des Musulmans et lesdépôts des voyageurs. Cette plainte augmentale malheur des Musulmans, parce que quand onest en faute, on n’a pas la hardiesse de repous-ser une accusation, et on n’écoute pas mêmevotre défense. Ils s’en remirent à Dieu . Le gé-néral fit faire des patrouilles dans toute la ville:on arrêtait, on conduisait devant lui, et on